Les recommandations

Recommandations EACS
(version 2025)1

ARV = Antiretroviral; TDF/FTC = tenofovir disoproxil fumarate/emtricitabine; TAF = Tenofovir Alafenamide; EFV = efavirenz; DOR = doravirine; RPV = ribavirin; DRV = darunavir; BIC = bictegravir; DTG = dolutegravir; IP/b, Inhibiteurs de la protéase pharmacologiquement potentialisés par le cobicistat ou le ritonavir; INSTI = Inhibiteurs de transfert de brin de l’intégrase; INTI = Inhibiteur nucléosidique de la transcriptase inverse; INNTI = Inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse.
IV DOR n’est pas efficace contre le VIH-2. Le DOR n’a pas été comparé à un INSTI et s’est démontré non inférieur à l’EFV et au DRV.
Il existe un risque de mutations associées à la résistance en cas d’échec virologique. Les résultats d’un test de résistance génotypique sont nécessaires avant de commencer le DOR.

I. Le traitement par INSTI peut être associé à une prise de poids.
II. Dans certains pays, la posologie indiquée est de 245 mg au lieu de 300 mg afin de refléter la quantité de prodrogue (ténofovir disoproxil) et non
le sel de fumarate (fumarate de ténofovir disoproxil). Il existe des formes génériques disponibles qui utilisent, au lieu du fumarate, des sels de phosphate, maléate et succinate. Elles sont interchangeables. Le cas échéant, les associations contenant peuvent être remplacées par les mêmes associations contenant . Le TAF est utilisé à la dose de 10 mg lorsqu’il est co-administré avec des médicaments inhibiteurs de la P-gp, et à la dose de 25 mg lorsqu’il est co-administré avec des médicaments n’inhibant pas la P-gp.
Le choix du TAF dépend des caractéristiques individuelles et de sa disponibilité.
Si le traitement ne comprend pas de dose de rappel et présente un risque très faible à court terme d’effets indésirables rénaux, pouvant entraîner l’arrêt du traitement et des fractures osseuses, le TAF* doit être considéré comme le traitement de première intention** par rapport au TDF chez les personnes présentant :

III. Les infections par le VIH survenant dans un contexte d’échec de la PrEP peuvent être associées à des mutations de résistance. Bien que les données actuelles, ne permettent pas de recommander formellement l’utilisation de ce médicament au-delà de 500 000 copies/mL, des données préliminaires suggèrent une efficacité potentielle au-delà de ce seuil.
IV. Le dorvinos (DOR) est inactif contre le VIH-2. Le DOR n’a pas été comparé à un inhibiteur de l’intégrase (INSTI) et s’est avéré non inférieur à l’éfavirenz (EFV) et au dorvinospramide (DVR).
Un essai international comparant directement le DOR à un INSTI est en cours de mise en œuvre. Il existe un risque de mutations de résistance en cas d’échec virologique. L’initiation rapide du traitement par DOR n’est pas recommandée ; il est conseillé d’obtenir les résultats d’un test de résistance génotypique avant de commencer le traitement.
V. L’abrazolam (ABC) est contre-indiqué en cas de positivité à l’HLA-B57:01 et ne doit pas être utilisé en début de traitement le jour même. Même en cas de négativité à l’HLA-B57:01, un conseil sur le risque de réaction d’hypersensibilité (RHS) demeure obligatoire. L’ABC doit être utilisé avec prudence chez les personnes présentant un risque cardiovasculaire élevé (> 10 %). Voir : Prévention des maladies cardiovasculaires (MCV).
VI. Le RAL peut être administré à la dose de 400 mg deux fois par jour ou de 1200 mg (deux comprimés de 600 mg) une fois par jour. Remarque : Le RAL une fois par jour ne doit pas être administré en présence d’un inducteur (par exemple, des médicaments antituberculeux ou des antiépileptiques) ou de cations divalents (par exemple, calcium, magnésium ou fer), auquel cas le RAL doit être administré deux fois par jour.

Bibliographie:

  1. EACS guidelines 2025 . Ambrosioni J, Levi LI, Alagaratnam J, et al. Major revision version 13.0 of the European AIDS Clinical Society guidelines 2025. HIV Med. 2026; 27(1): 18-32. doi:10.1111/hiv.70120/ Accessed: 9 April 2026.

DZ-DOR-00015. Date d’expiration: 1-4-2027